Le centre communautaire de Jayyous / Jayyous charity centre

March 22, 2009

La situation actuelle à Jayyous et ses effets sur les enfants du village

english text below

Les gamins couverts de peinturePlusieurs facteurs liés à la situation difficile de Jayyous affectent directement les enfants :

• A cause de la construction de la barrière de séparation les enfants qui avaient l’habitude de jouer dans les champs près des fermes ont perdu leur terrain de jeu.

• Pour essayer de répondre à ce besoin, UNICEF à crée une place de jeu près du bâtiment communal mais il est fermé maintenant. Parce que les soldats Israéliens peuvent entrer dans le village a n’importe quel moment, les parents étaient trop soucieux de laisser leurs enfants aller jouer dans ce terrain de jeu.

• Il existe bien des places de jeu à Qalqilya, la ville la plus proche, mais le trajet coute cher, emmener les enfants dans ces places de jeux reste donc un luxe que la plupart des habitants de Jayyous ne peuvent pas s’offrir. Ceci sans parler des checkpoints à passer pour accéder à Qalqilya.

En conséquence, les enfants se sentent piégés à Jayyous sans vraiment de moyen de s’amuser avec leurs camarades. La situation économique du village étant très difficile, la préoccupation des parents est de pouvoir nourrir leurs enfants ce qui fait parfois oublier l’importance de la récréation. Depuis le mois de novembre 2008, les habitants de Jayyous se sont mobilisés pour manifester contre la barrière de séparation chaque vendredi. La violence de la répression de ces manifestations à des conséquences dramatiques sur les enfants du village. En effet, chaque vendredi, pour réprimer les manifestants, de nombreux soldats Israéliens envahissent le village, jetant des bombes lacrymogènes, n’hésitant pas parfois ouvrir le feu de façon aléatoire et transformant des maisons en poste militaires. Depuis lors, les parents sont contraints de garder les enfants à l’intérieur chaque vendredi, sachant que même ainsi ils ne sont pas à l’abri de la folie des soldats. Les enfants qui avaient pour habitude de se réjouir de ce jour de congé le considèrent aujourd’hui comme une punition ; le jour ou ils sont enfermés a la maison et sont empêchés de jouer avec leurs camarades.

Le centre communautaire de Jayyous

Le centre communautaire est une association dont tous les habitants de Jayyous peuvent faire partie. Il a été crée en 1982 avec le soutient de différentes ONG’s ainsi que d’amis à l’étranger. Le but était de créer un espace pour rassembler les habitants de Jayyous. Voici quelque uns des projets qui y ont été développés : Une des classe du jardin d'enfants

• Un jardin d’enfants.

• Un lieu de rencontre ou il est possible de discuter des problèmes et des questions relatives à la vie du village.

• Un centre d’informatique spécialement destiné aux femmes et aux hommes âgés pour leur donner une chance de développer des compétences en informatique.

• Des cours de conversations d’anglais.

• Des séminaires destinés aux femmes abordant des sujets particuliers (santé relative à la maternité, droits des femmes…

• Un club de sport.

• Une salle de bodybuilding (exploitation privée).

• Une réserve de matériel spécialisé destinés aux personnes accidentées ou handicapées (béquilles, chaises roulantes…) distribué en cas de besoin.

Le centre communautaire est en partie financé par la location d’une salle pour des mariages et par les frais d’écolage pour le jardin d’enfants. Toutefois, du moins tant que tous les crédits ne sont pas remboursés, la survie du centre communautaire dépend des donations. Le projet principal pour l’avenir proche est le développement du jardin d’enfants. Une proposition a également été faite afin d’obtenir une pièce avec du matériel vidéo et des ordinateurs.

Le rôle du centre communautaire dans l’amélioration de la qualité de vie des enfants de Jayyous, un exemple avec le projet «butterfly »

Palestinian flag

L’idée de ce projet à germé à force d’expérience et d’écoute des familles du village, des parents de jeunes enfants. Leur première initiative à été d’organiser une journée spéci

ale destinée aux enfants, pour leur donner l’occasion de s’amuser, de dessiner, peindre. Cette journée à eux beaucoup d’échos positifs mais elle à également été l’occasion de détecter des troubles du comportement chez certains enfants. Il est apparu que certains enfants peinaient à s’intégrer, à sociabiliser av

ec leurs camarades et qu’ils nécessiteraient l’intérêt de spécialistes. Après discussion avec les parents de ces enfants ainsi qu’avec leurs instituteurs, il est apparu qu’ils rencontraient des difficultés en classe. Le cas de M. est révélateur ; son institutrice raconte que pendant la classe il peine à se concentrer sur les leçons, il dérange sans cesse ses camarades des class

es en parlant des soldats. Il semble obsédé par la présence de l’armée dans le village. Ce cas ainsi que d’autres cas similaires ont révélé la nécessité de porter une attention particulière aux souffrances qu’endurent les enfants du village. Le projet « butterfly » est né à Jayyous en réponse à ce besoin.

Le projet « butterfly »

Kids drawing military jeeps

Le projet butterfly est un programme technique pour les traitements individuels ou des groupes. Il est spécialement adapté dans les cas d’enfants traumatisés. Il a débuté à Jayyous en collaboration avec l’association YMCA qui est active dans le soutien psychologique de personnes qui font face à une situation difficile. Le but du projet est de donner l’occasion à ces enfants de pouvoir exprimer leurs peurs. La peinture est utilisée comme un outil,

les dessins d’enfants reflétant leurs émotions, leurs angoisses. Des spécialistes travaillent avec les enfants pour les aider à parler des peurs exprimées dans leurs dessins. Au début les enfants sont suivis en groupes pendant plusieurs séances. Selon les besoins certains enfants sont ensuite suivis individuellement. Des spécialistes soutiennent également les familles de ces enfants en leur donnant des conseils. Les parents ont eu une réponse très positive face à ce programme et il suscite beaucoup d’intérêt. Ce projet est un projet de longue haleine, un seul groupe d’enfants à été suivi pour l’instant et une nouvelle journée au centre communautaire est prévue afin de détecter d’éventuels besoins chez d’autres enfants.

Si vous connaissez quelqu’un qui serait succeptle de soutenir financièrement le centre commuanutaire merci de me contacter: cindy.zahnd@gmail.com

Jayyous charity centre

The current situation in Jayyous and its effects on the children of the village

Several factors linked with the difficult situation of Jayyous are affecting directly the children:

• Because of the construction of the separation barrier, the children who used to play in the fields near the farms have lost their playground.

• To try and meet this need, UNICEF created a playground near the municipality but it is closed now. Because the soldiers can enter the village at any time, the parents were too worried to let their children play on this playground.

• There are playgrounds in Qalqilya, the nearest town, but the journey is expensive, bringing the children to theses playgrounds is a luxury that most of the families in Jayyous can not afford. This is without speaking about the checkpoints to pass in order to reach Qalqilya.

In consequences, the children feel that they are trapped in Jayyous without any real way of playing with their friends. The economical situation of the village being difficult, the first preoccupation of the parents is to be able to feed their children as a priority ahead of recreation. Since November 2008, the inhabitants of Jayyous were mobilised to demonstrate against the separation barrier every Friday. The violence of the repression of theses protests has dramatic consequences on the children of the village. Every Friday, in order to repress the protesters, a big number of Israeli soldiers invade the village, throwing tear gas, not hesitating sometimes to open fire in a random way and transforming houses in military outposts. Since then, the parents are constrained to keep the children inside every Friday, knowing that even that way they are not protected from the soldiers. The children who used to look forward to this day off are now considering it as a punishment; the day they are locked inside the house and are prevented from playing with their friends.

Jayyous charity centre

The charity centre is an association in which any of the inhabitants of Jayyous can take part. It was created in 1982 with the support of several NGOs as well as friends abroad. The goal was to create a space to bring the inhabitants together. Here are listed some of the projects that were developed there:

• A kindergarden.

• A meeting place where it is possible to discuss problems and issues relative to the life of the village.

• A centre specially dedicated to women and elderly men to develop skills in IT.

• English conversation classes.

• Seminaries dedicated to women talking about particular subjects (maternity health, women’s rights…).

• A sport club.

• A bodybuilding room (private letting).

• A reserve of specialized material dedicated to injured or handicapped people (crutches, wheelchairs…) distributed if needed.

The charity centre is partly financed by the renting of a wedding hall and by the fees for the kindergarten. Even with this, there is a funding gap which should be temporary and at least for the moment the survival of the charity centre depends on donations. The principal project for the near future is to develop the kindergarten. A proposition was also made to create an IT room with video material and computers.

The role of the charity centre in the improvement of the children’s quality of life in Jayyous, an example with the “butterfly project”

The idea of this project came with experience and after listening to the families in the village, the parents of young children. Their first initiative was to organize an open day dedicated to the children, to give them the chance to play, to draw, to paint. That day has had a lot of positive echoes but has also been the occasion to detect behavioural disorders in some children. It appears that some children were struggling to integrate, to socialize with their schoolmates and that they would require the interest of specialists. After discussion with the parents of these children as well as with their teachers, it appears that they were having difficulties in class. For example in the case of M : his teacher tells that during the class he cannot concentrate on his work, he is disturbing his classmates and talking about soldiers. He seems obsessed by the presence of the army in the village. This case as well as others have shown the need to pay particular attention to the sufferings of the children in the village. The “butterfly project” was born in answer to this need.

The butterfly project

The project butterfly is a program for individual or group treatments. It is specially adapted in the cases of traumatised children. It started in Jayyous in association with YMCA which is active in the psychological support of persons facing a difficult situation. The goal of the project is to give these children the opportunity to express their fears. The painting is used as a tool, the children’s drawings reflecting their emotions. Specialists are working with the children to help them to talk about the fears expressed in their drawings. In the beginning the children are followed up in groups during several meetings. Depending on the needs some are then followed individually. Specialists also support the families of these children, giving them advice. There has been a very positive response from the parents to this project. The project is a long term one, only one group of children has been followed so far and a new open day is planned in the charity centre in order to detect eventual needs in other children. Recollected from an interview with Waleed Mousa, responsible for the charity centre in Jayyous

The charity centre of Jayyous needs financial support. If you are interested in supporting this project, if you know anyone who might be interested or if you want more information, please contact me: cindy.zahnd@gmail.com


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